Eclairage public

Réduction des consommations d’énergie, notamment nocturnes

 

             Réponse à l'interpellation du conseiller communal M. JEHAES

 

Tout le monde s’accorde à dire, aujourd’hui, que l’énergie coûte de plus en plus cher et nous n’échappons, bien entendu, pas à ce constat au niveau de notre commune.

 

Comme vous l’avez dit, nous le voyons dans le compte 2006 et dans la modification budgétaire de 2007.

 

Et de fait, parmi le coût des consommations d’énergie, au niveau de l’électricité, l’éclairage public prend une part importante.

 

Nous avons déjà discuté en collège de l’impact financier et environnemental de cette consommation d’électricité et d’une éventuelle adaptation ou d’une modulation du fonctionnement de  l’éclairage public en fonction de nouveaux critères, comme par exemple la modification des plages horaires d’éclairage, l’arrêt de certains luminaires à partir d’une heure fixée, la diminution du nombre de luminaires allumés ou autres, l’arrêt de l’éclairage de certains sites ou monuments à partir d’une certaine heure.

 

Cependant, tout ceci est bien facilement imaginable mais bien difficile à mettre en pratique au sein d’une entité locale. En effet, l’éclairage des communes ne fonctionne pas seulement par entité, mais il y a des connexions entre les différentes communes. Et donc, par exemple, l’éclairage d’une rue touchant deux communes ne peut être interrompu sur une commune et continuer à fonctionner sur l’autre.

 

Ceci signifie que si nous voulons arriver à une diminution de la consommation d’électricité au niveau de l’éclairage public, il faut une décision politique. Et celle-ci dépend bien entendu des communes, mais chacune des communes qui fait partie du G(estionnaire) de R(éseau) de D(istribution) – donc pour ce qui nous concerne, l’ALE - devrait prendre la même décision.

 

Ce sujet a d’ailleurs été abordé au conseil provincial et le député provincial en charge de l’environnement n’a pas exclu la possibilité pour la province de coordonner des actions en ce sens, mais ceci en concertation avec les différents acteurs concernés (à savoir les communes, l’ALE) mais aussi les Chefs de Zones de Police. Car outre les problèmes de sécurité qui pourraient découler de cette décision, dit le député provincial, il faut éviter d’avoir un paysage de communes qui fasse « Black and White ».

 

 

 

Enfin, en plus d’un courrier à destination de l’ALE, vous proposez d’adresser un courrier à la Région Wallonne pour lui faire part de l’intention de notre commune d’étudier la possibilité de réduire la consommation énergétique de l’éclairage public, notamment la nuit.

 

A ce propos, j’imagine bien que vous savez qu’en mars dernier, le Gouvernement Wallon a adopté un programme d’actions (programme intitulé Plan « Air-Climat ») visant à renforcer en Wallonie la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Ce plan comprend 82 nouvelles actions prises en complément des actions initiées en 1990.

 

La 65ème action de ce nouveau plan concerne la réduction de la consommation d’électricité au niveau de l’éclairage public communal et régional. Son coût est de l’ordre de 200.000 € et vise la recherche de synergies entre la Région et les Communes pour mettre en œuvre des mesures destinées à réduire la consommation électrique de l’éclairage public. Et plus particulièrement, la réunion de tous les acteurs concernés pour examiner la possibilité d’harmoniser les heures d’allumage et d’extinction des éclairages communaux et régionaux.

 

A ma connaissance, pour ce qui concerne les communes, le gouvernement wallon a décidé de lancer un appel à projets. L’objectif étant de retenir, courant 2008, 50 projets-pilotes qui visent des projets innovants en matière d’économie d’énergie au niveau de l’éclairage avec un suivi et un bilan financier tant au niveau des consommations que de l’entretien.

 

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